Vous êtes ici

 

Delta.

Pôle universitaire, nouveau quartier mixte et futur pôle hospitalier

Située à l'entrée sud-est de la Région, la zone stratégique Delta est caractérisée par une bonne accessibilité. Répartie sur les communes d’Ixelles, Auderghem et Watermael-Boitsfort, elle bénéficie d’une proximité immédiate des campus universitaires de l'ULB et de la VUB, de la présence de trois gares ferroviaires, de la station de métro - bus Delta et d’infrastructures routières métropolitaines (ring et autoroute E-411).

Actuellement vaste zone ferroviaire de +/- 10 Ha, cette entrée de ville présente des atouts majeurs devant lui permettre, à terme, de constituer un nouveau pôle régional d'envergure.

Afin d’assurer un développement cohérent de cette zone, le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a décidé d’élaborer un schéma directeur. Il visera à faire la synthèse des enjeux de la zone et à déterminer les grandes options d'intervention. 

Le projet de schéma directeur attache une grande attention à la mobilité et esquisse différents scénarios relatifs au trafic routier (entrées et sorties de ville).

La zone stratégique Delta se compose de trois grands espaces singuliers :

  • le campus universitaire ULB-VUB ;
  • le triangle Delta délimité par des lignes de chemin de fer ;
  • les abords du viaduc Herman-Debroux.

Ces trois ensembles sont au centre des préoccupations régionales, de nombreux développements y sont envisagés à court et moyen termes.

Le développement du campus universitaire de la Plaine

De nombreuses initiatives de réaménagement du campus sont prises par les différents propriétaires.

La VUB souhaite développer et restructurer son implantation. Les espaces publics devraient être repensés de manière à faciliter les cheminements (piétons et modes doux), dégager de nouveaux espaces de rencontre et créer de nouvelles connexions inter-quartiers. Côté développement, la VUB envisage et de restructurer ses infrastructures universitaires, de développer de nouveaux logements étudiants et d’installer un hôtel sportif.

De son côté, l’ULB prévoit également un important développement de son campus et souhaite en faire un pôle des Sciences Appliquées. Un nouveau bâtiment (conçu par Samyn & Partners) verra le jour dans les prochaines années. L’ULB entend également augmenter son parc de logements étudiants de manière à compenser le manque de ce type de logement en Région bruxelloise. Ces nouveaux développements seront également l’occasion de repenser les cheminements piétons à l’intérieur du campus, de permettre de nouvelles traversées et d’établir des connexions avec le campus de la VUB.

Par ailleurs, la Compagnie Immobilière de Belgique (Immobel – CIB) envisage de réaliser un nouveau quartier résidentiel (100.000 m² de nouveaux logements) sur les terrains acquis à l’ULB en 2010 (150.000 m²). Situés dans un environnement verdoyant et de qualité, cet ambitieux programme offrira un nouveau visage au boulevard du Triomphe et à cette entrée de ville.
Afin de permettre la concrétisation de l’ensemble de ces projets, un Plan particulier d’affectation du sol (PPAS) est en cours d’élaboration à l’initiative de la commune d’Ixelles. Ce PPAS devrait être finalisé en 2012. Les balises du redéveloppement du campus seront alors définitivement posées.

Le développement du triangle Delta

De l’autre côté du boulevard du Triomphe, la Région de Bruxelles-Capitale a acquis en 2006, via la Société d’Acquisition Foncière – SAF, une importante friche ferroviaire appelée à connaître un développement d’envergure régionale.

L’ambition de la Région est d’y:

  • localiser le futur pôle hospitalier du CHIREC (+/- 80.000 m²) ;
  • développer un quartier mixte accueillant du logement et contribuant à répondre à la croissance démographique.

La partie supérieure du triangle Delta, entre le boulevard du Triomphe et la ligne ferroviaire L26/2, est destinée à accueillir en 2017 le futur pôle hospitalier du CHIREC (d’une capacité de 500 lits). Sur le moyen terme, une seconde phase de développement du pôle hospitalier comprenant un hôtel et des commerces est envisagée. Pour permettre ces réalisations, la commune d’Auderghem élabore actuellement un PPAS spécifique à cette partie du triangle Delta.

De l’autre côté des voies de chemin de fer, l’autre partie du triangle Delta doit faire l’objet d’une nouvelle réflexion visant à y localiser un pôle de logements et d’activités complémentaires.

En effet, faisant suite à un appel à une manifestation d’intérêt (2008) relatif à la recherche d’un ou plusieurs pôles pouvant accueillir ses futures extensions, la Commission européenne et la Région de Bruxelles-Capitale ont négocié une implantation de 200.000 m² de bureaux sur ce site. Cette option n’a finalement pas été retenue. Les études de faisabilité, menées tant par la Région de Bruxelles-Capitale que par la Commissions européenne, ont mis en évidence un certain nombre de difficultés. Parmi les principales d’entre elles :

  • les montants gigantesques à prévoir en termes de mobilité qui nécessitent une indispensable intervention du Fédéral (intervention hautement improbable dans le contexte d’austérité budgétaire d’application à tous les niveaux de pouvoir de l’État belge) ;
  • les surcoûts importants (non repris dans l’offre de prix de vente du terrain de la Commission européenne) qui sont apparus récemment : la création d’une voirie destinée à l’usage exclusif de la Commission européenne à partir du boulevard du Triomphe et le coût du déménagement des infrastructures Infrabel ;
  • les très grosses difficultés, rencontrées par les études de faisabilité, à accueillir le programme de la Commission européenne dans une volumétrie acceptable pour les tissus urbains voisins et à créer un tissu mixte en symbiose avec les quartiers limitrophes. Or, la volonté commune de la Région de Bruxelles-Capitale et de la Commission européenne est de ne pas créer de ghetto européen.

Le devenir de Delta et les aspects de mobilité

Afin de finaliser le projet de schéma directeur, le Gouvernement avait décidé en décembre 2011 de lancer une étude de mobilité basée sur l’ensemble des densifications prévues dans la zone (CHIREC et Commission européenne) et aux alentours et tenant compte des objectifs du plan IRIS II.

L’hypothèse de l’implantation de la Commission européenne étant écartée, le cahier des charges de cette étude de mobilité sera adapté en conséquence.